13 décembre 2006
Ile du sud fin
28-1 dec Nous faisons route vers la cote Est, et passons dans la région appelée Foret de cascades, superbes. Arrivée à Oamaru, les enfants s’approprient le trampoline, devenant première activité sportive du voyage. A la nuit tombante, nous allons voir deux colonies de pingouins pas encore observés depuis notre départ. Une colonie de pingouins aux yeux jaunes que nous verrons de loin ( ça change de l’Argentine) et une colonie de pingouins bleus.
Les pingouins bleus encore appelés pingouins pygmés, rentrent par petits groupes de leur journée de pêche. Les autorités ont aménagé un lieu protégé pour les observer et les étudier. Ils sont vraiment très petit entre 700g et 1Kg et très mignon.
Le lendemain direction Akaroa, en faisant une petite marche arrière pour aller voir les boulders de M..... Ce sont des pierres en forme cylindrique presque parfaites. Etonnant et d’un point de vue géologique très intéressant pour les enfants. On voit l’intérieur des pierres, matière complètement différente de celle de l’extérieur. Nos manques de connaissances (et le peu d explications des brochures) ne nous permettent pas de leur expliquer suffisamment en détail la formation de ces boules et leurs étapes dans la vie de la terre.

Nous voilà arrivés dans un lieu tant attendu par les enfants la Bank Peninsula, le petit bout de France en NZ...le paysage montagneux (ancien volcan) et la baie sont de toute beauté avec le beau temps. C’est ici à Akaroa que nous nagerons avec les dauphins. Le beau temps malheureusement ne durera pas et nous restons 3 jours en attendant le beau temps pour aller nager. Trampoline, école, balades dans la campagne néo zélandaise et visite d’une ferme de moutons sont au programme. Nous souhaitions visiter une petite ferme plutôt que d’aller voir des shows tout préparés. Nous sommes ravis. Nous sommes isolés dans une baie après 40 minutes de véhicule, reçus par la maîtresse de maison avec des gâteaux scones à la crème de lait citronnée (faits maison), thé et chocolat chaud, so british. Le couple nous explique leurs origines françaises, particularisme propre à cette baie d Akaroa. Les français ont débarqué dans cette baie, et les rues portent des noms français ainsi que les magasins, chambres d’hotes etc.… Apres c’est le fermier qui nous fait une démonstration de tonte de mouton. Aurélien essaie de plaquer un mouton mais il s’y prend mal et laisse la porte ouverte. Tous les moutons se retrouvent dans le hangar. Il se fait un peu charrier sur sa façon de plaquer et le fermier en remet une couche sur notre défaite contre les blacks. Apres au tour des enfants de tondre et de donner le biberon aux agneaux. La journée se termine par une démonstration de dressage de chien et un tour de quad. Les enfants sont dotés de sifflets et seul Aurélien arrive au premier coup. Il est aux anges. Vraiment super sympa cette famille de fermiers depuis 6 générations.

Le samedi matin avant de prendre la route de Christchurch, nous allons enfin nager avec les dauphins. On s’équipe de combinaisons épaisses, 2 pour Aurélien et nous voila sur le bateau sur le Pacifique à guetter les dauphins. Ils sont par petits groupes de 2 à 5 et après plusieurs tentatives nous voila dans l’eau froide. Brrr ça caille mais après quelques mouvements ça va. Les dauphins Hector (la plus petite espèce) passent entre nous, s’éloignent, reviennent tournent autour de nous. C’est magique d être là à côté de dauphins totalement sauvages.
Les vagues formés font peur à Aurélien, c’est vrai que c’est impressionnant d’être au milieu de l’eau et le bateau plus loin.Ca y est le rêve des enfants s’est réalisé. Anthony n’en revient pas.
03 décembre 2006
Ile du sud
20-21 Parc Abel Tasman - Marahau
La traversée entre les deux îles est superbe, surtout l’entrée dans les fjords de l île sud, couleurs bleues et turquoises de l’eau, forêts, ciel bleu. Exactement comme dans les brochures avec en prime un petit mal de mer pour Laurent et Anthony sans conséquence.
Nous aurons la chance d’apercevoir un albatros pendant quelques minutes.
A l’arrivée du ferry, malgré une réservation à l’avance nous ne sommes pas sur la liste du loueur de voitures. Problème réglé, nous prenons la route côtière Queen’s Charlotte, sinueuse et belle jusqu’à Motueka. Arrivés en fin d’après midi, nous nous arrêtons à l’office de tourisme pour les infos et en profitons pour réserver une cabine (un bungalow en NZ) dans un camping à MaraHau, le mac Old Macdonals Farm. Surtout n’y allez pas, c’est une honte de proposer des cabines comme ça, même au Nicaragua on a eu mieux. Malgré le paiement pour 2 nuits fait à l’agence de tourisme, on ne reste pas, douches sales, wc idem, et cabine avec installation électrique douteuse, rideaux sales et déchirés bref je m’arrête là.Dur dur pour ce 1er jour sur l île du sud.
Le lendemain nous nous faisons rembourser à l’office de tourisme perplexe et grâce à la magie du numérique, nous leurs montrons les photos prises la veille. Le responsable n’en revient pas et reconnaît que la brochure ne correspond en rien à ce que nous avons vu. Une inspection s’impose nous dit-il. Ensuite, nous partons en balade grâce à un water taxi qui nous dépose dans la baie de Bark Bay et reviendra nous chercher dans celle d’Anchorage bay après une marche de 3 heures entre forêts et plages de sable blond. Nous traversons une baie à marée basse qui nous fait gagner 1H sur l’horaire. Les enfants sont enchantés des paysages et de la ballade, avec en prime des phoques entrain de bronzer. Retour à notre nouveau camping pour un plouf réparateur dans la piscine chauffée. Parents indignes, nous prenons l’apéro en fin d’apres midi au soleil alors que les enfants font un peu d’école. Nous avons bien profité de ces 2 jours de soleil.

22-24 novembre En route pour Punakaiki , nous faisons une halte à Cap Foulwind afin d’apercevoir une colonie de phoques et se promener le long de la cote. Apres l’argentine, nous sommes un peu déçus car les phoques sont loins mais le lieu est très joli. Nous trouvons un panneau indicateur de différentes capitales, nous sommes à plus de 16.000 km de Paris, le point le plus éloigné de notre voyage.
A Punakaiki, nous voici devant une formation géologique surprenante, qui s’est soulevée de l’océan il y a 110 millions d’années, en forme d’assiettes empilées ou encore appelée pancakes (crêpes) ou s’engouffre l’océan. Nous ferons la visite sous la pluie et le vent. Nous ne resterons qu’un jour. Ensuite direction Frantz Joseph Glacier et arrêt dans la petite ville de Hokitika pour voir le travail du jade. Nous pouvons rentrer dans les arrières salles des magasins pour voir comment se taille, se polit et se monte le jade.



Notre arrivée à Frantz Joseph est toujours sous la pluie et difficile de trouver un hébergement, les vacances scolaires ayant débuté depuis une semaine, les prix s’en ressentent. Nous ne pourrons pas faire l’excursion au cœur du glacier le lendemain. Aurélien étant trop petit pour grimper les marches de glace taillées par le guide, et de plus il faut passer la rivière à guet et le niveau est très haut. La pluie ne s’arrête pas et le moral des troupes n’est pas au top, je dois forcer un peu pour aller voir le glacier. Nous décidons de nous approcher jusqu’à la rivière pour voir la face terminale du glacier. Nous traversons d’abord une rain forest et allons sur un belvédère pour voir le glacier. Effectivement, traverser la rivière avec Aurélien sur les épaules serait risqué. La particularité de ce glacier est qu’il est à 200 mètres d’altitude, (comme le fox à coté et le perito moreno en argentine) et donc très accessible. C’est étonnant de voir qu’à moins de 1km de sa langue terminale, est présente une forêt presque tropicale, avec des plantes grasses, des mousses épaisses, des fougères qui deviennent des arbres….Ce glacier produit beaucoup et avance régulièrement de plus de 50 cm par jour grâce à son important réservoir de neige. Cette chaîne de montagne est balayée par les vents froids d’Antarctique et la faible pente au niveau du réservoir de neige est une explication. Cependant depuis environ un siècle, il a reculé comme tous ceux d’Argentine d ailleurs.
Nous traversons cette chaîne de montagnes sans s’arrêter au Fox (trop de pluie) pour arriver à Wanaka et Queenstown pays du seigneur des anneaux.

25-28 novembre Ce sera une halte un peu plus longue pour profiter du beau temps (malgré une chute de neige un matin). Il fait froid mais cela ne nous arrête pas pour aller faire de la luge à roulette. Queestown est la ville des sports extrêmes mais comme il fait beaucoup de vent nous ne pourrons pas faire du ski diving (littéralement plongée dans le ciel= chute libre), ni de parapente malgré la forte envie des enfants. Aurélien est très déçu car chaque fois on lui dit qu il est trop léger même pour le saut à l’élastique. Par contre son frère décide de le faire un peu par challenge pour montrer qu il est aussi téméraire que son petit frère. Sa mère a craqué de voir son fiston sauter dans le vide attaché par une simple élastique, c’est elle qui a eu le plus peur. Nous finirons nos journées en nous promenant dans ce décor du pays des anneaux, a donner à manger aux canards et faire du trampoline au camping.
Anthony
Sur North Island, j'ai fait du ZORB (made in new-zealand); c'est une grosse boule qui descend une pente... sauf que j'étais dedans avec mon frère. Nous avons fait une variante, l'HYDRO ZORB(il y a de l'eau dans le Zorb); UNIQUE AU MONDE. Maintenant, nous sommes dans la ville des attractions de ouf en Nouvelle-Zélande, Queenstown. 4OOmètres au-dessus de Queenstown, il y a un petit complexe avec restaurant et piste de luge à roulette où on monte en téléphérique. Nous avons donc commencé avec de la luge. Sympa avec des tournants, des bosses et un tunnel. Après avoir épuisé nos tickets de luge, papa a voulu voir le BUNGY (le saut à l'élastique). En voyant les gens sauter et en entendant mon père dire que les sauteurs sont des fous... vous ne le croirez peut-être pas de moi mais... je demande à sauter. Et me voici attaché comme robocop, prêt à m'élancer. Une dernière photo de mon père et ils me laissent seul avec les instructeurs. Un des deux me montre comment faire Superman. A ce moment, je n'ai pas peur du tout et je suis concentré sur le vide dont je n'ai pas peur non plus. Je recule. 1 pas, 2 pas, 3 pas... Les deux instructeurs crient 3, 2, 1... Je n'ai pas entendu la fin parce que je m'étais déjà élancé en courant sur la plateforme et j'avais déjà plongé dans le vide pour 47m. Après, ce ne serait pas très compréhensible si je vous racontais mes sensations dans le vide. Ma mère était morte de peur. Aujourd'hui, j'ai une envie folle de le refaire avec mes copains et mon petit frère mais celui de 134m.
02 décembre 2006
Auckland, Ile du Nord
Départ le 10 novembre 23H Nous voila dans l’avion qui nous amène en Océanie. Un superbe Airbus A340 (Cocorico Toulousain), avec télé individuelle sur chaque dossier. Jeux, CD, films au choix, radio, ravissent les enfants. Nous serons obligés de faire la police avec Aurélien, il ne peut plus s’arrêter de jouer même à 3 Heures du mat.
Apres seulement 13h de vol, nous arrivons à Auckland le 12 novembre à 4 H du matin. Après avoir eu 4 h de décalage au Chili en moins avec la France, nous voilà maintenant avec 12 H d’avance. ????? C’est le mystère du fameux passage du changement de jour des fuseaux horaires. Ca va être plus dur de se retrouver sur MSN avec les copains d’Anthony et la famille. Arrivés à 5h du mat, nous attendons dans le salon du backpaker d’Auckland, que la chambre que nous avons réservée se libère. Comme ce ne sera pas avant 14H, nous allons nous promener sur la marina. Nous voyons toutes sortes de bateaux, de luxe, quelques yachts, des voiliers, et 3 bateaux de l America ‘s Cup qui se louent pour une promenade sportive dans la baie. Auckland « Citée des voiles » porte bien son nom. On en profite pour regarder le match (pardon la pâtée), France Nouvelle- Zélande. C’est pas grave on se rattrapera le 19. Nous allons à la sky tower, édifice de 328 Mètres.
Depuis un étage aménagé, on peut admirer la baie mais aussi sauter en élastique d’une hauteur 192 Mètres. Aucun amateur dans la famille Grassi. Bizarre.
Le lendemain nous prenons possession de la voiture de location et en route pour la région de Coromandel. La route finale vers Hahei est superbe mais très sinueuse. Nous profiterons des magnifiques plages de sable blanc mais pas du Pacifique trop froid. Le camping est bien équipé, nous prenons une cabine mais il faut louer les couvertures. Nous qui avons renvoyé un colis du chili pour se débarrasser des duvets, c’est ici que nous allons en avoir le plus besoin. Mauvais renseignement au départ. Nous allons voir une formation géologique appelée Cathedral Cove et son accès par le chemin côtier est splendide.

15-17 novembre Juste avant de rejoindre la région des volcans de Rotorua, nous revenons à marée basse sur la plage de Hot Water Beach. On prend une solide pelle, on creuse sur 40 cm et l’eau chaude de source remonte à la surface du sable. Seul Aurélien et Laurent s’y mettent: whouaaa c’est brûlant, 64°, nous sommes obligés de mélanger avec de l’eau froide pour obtenir une température acceptable. C’est quand même unique de faire trempette dans une source d’eau naturelle sur une plage. Super moment avec le fiston. Martine et Anthony sont restés dans la voiture à bouquiner ne voulant pas affronter la pluie. 
Nous voilà à Rotorua, région des volcans mais aussi cœur du peuple des Maoris. En Nouvelle Zélande tout est fait pour s’éclater, et Rotorua lieu touristique important, possède beaucoup d’attractions à sensations fortes (voir plus loin). Les enfants sont impatients. Nous réservons un spectacle Maori mais reportons au lendemain la descente en ZORB et luges, le temps est trop humide. On prend les canoes du camping pour faire une balade sur le lac, cours de pagaie sinon on va tourner en rond toute la nuit.
Nous passerons la soirée dans un village maori, à voir et comprendre les coutumes et les danses dont le Haka. Aurélien est fasciné.
Le lendemain toujours mauvais temps mais on tente quand même le ZORB.
Les enfants adorent et en redemandent nullement impressionnés. Aurélien a aperçu un SWOOP, un sac de deltaplane accroché à un câble et lâché depuis une grue pour faire un pendulaire géant comme une balançoire. Il est fou ce gosse. Interdit, trop léger. On se rabat sur le musée et le parc thermal, c’est moins fun, je sais…….mais comme il pleut.
18-19 novembre. Nous partons pour la capitale Wellington et sur la route nous allons voir le site le plus visité de NZ, Wai-O-Tapu. L action acide souterraine conjuguée à l’érosion a creusé le terrain et formé des cratères de boues chaudes et froides, des sources bouillonnantes, des piscines d’eau le tout en présence permanente de fumerolles. C’est une des régions les plus sismiques du monde. Un site normalement magique en couleur mais sous la pluie c’est moins marrant. Nous en sortirons trempés jusqu aux os, obligés de se changer dans les toilettes du parc et faire sécher les affaires avec les sèches mains. Les piscines, les rivières contiennent tellement d’éléments chimiques naturels qu’il n’y a aucun poisson. La grande variété de couleurs est due aux composants chimiques : Jaune = souffre, orange=antimoine ( ?), blanc= silice, vert=arsenic, rouge brun=oxyde de fer, noir=carbone et souffre, violet=manganèse. Chaque cratère, piscine porte un nom. La maison du diable, le cratère arc en ciel, la palette de l’artiste, la piscine d’opal, la piscine de champagne, etc. et le fameux geyser de lady Knox. Dans ce Geyser tous les matins à 10h15 pétante, un animateur verse une poche de savon en poudre et quelques minutes plus tard jaillit une fontaine d’eau froide de 3-4 mètres.
Nous sommes à Wellington en fin d’après midi. Nous visiterons le superbe musée Te Papa et irons faire une ballade sur les hauteurs en câble car encore une fois sous la pluie.
Dernier jour avant de partir en ferry sur l’île du sud.



















