10 juillet 2006
Chez les Garifunas
1er juillet:
Départ d`Antigua à destination de Livingston. Nous faisons notre première réelle expérience du chicken Bus
pour rejoindre la capitale Guatemala ciudad - 1h. Nos lourds sacs sont hissés sur la galerie par l'ayudante ( aide chauffeur) et les voyageurs sentassent à 3 par banquette de 2, puis dans l'allée jusqua ce qu'il soit plein a craquer - folklorique mais pour un court trajet seulement. A l'interieur c'est le sauna gratuit. Nous sommes avec un groupe de jeune de toutes nationalités qui travaillent pour une ONG à Guatemala city. Ils font ce trajet tous les jours et le bus fait un détour pour les deposer dans un quartier lugubre appelé basuderos "la poubelle". Ensuite le chicken bus traverse le quartier un des plus dangereux de la capitale sans s'arrêter toutes portes fermées. Meme aux feux rouges il ne s'arrete pas. Sacré experience pour nous tous. Le chauffeur sympa parle avec nous de la coupe du monde et de Zizou, puis nous depose devant un taxi en lui donnant les instructions pour nous acheminer au terminal de bus.
Là on change de classe, bus à 2 etages avec air climatisé qui nous amenera jusqua Puerto Barrios- 7h30 de trajet. Trajet sans encombre particuliere, paysage verdoyant et escarpé. De Puerto Barrios, nous prenons un bateau pour Livingston, seul moyen d'acces. Ce bateau permet egalemement de transporter des marchandises, de la nourriture, du materiel pour le batiment, plaque de toles emerites,du ciment, des oeufs, des sacs de riz, des matelas pour une famille ....enfin tout ce qui est necessaire pour vivre et travailler de l'autre cote du fleuve. Nous attendons patiemment le depart quand en l'espace de 2 minutes s'abat un orage. Meme pas le temps de tirer les baches, tout le flanc tribord et ses bagages sont trempés. Dur pour dur pour les matelas neufs qui ont été chargés sur le toit. Nous longeons la cote de la mer Amatique et voyons de belles propriétés détenus par des gautemalteques fortunés et des etrangers principalement des americians.
Le village de Livingston possede la particularite d'être habitée par une majorite de noirs, descendants des esclaves introduits par les espagnols et les anglais dans les Caraibes - LES GARIFUNAS. Dès notre arrivee, nous sentons que le rythme se ralentit et que nous allons pouvoir souffler sur fond de musique reggae. Un jeune homme nous indique un petit coin de paradis pour dormir "la casa de Iguana". Elle est tenue par une hollandaise qui a y rencontré son fiancé et a decidé de poserses valises. . Nous prenons 2 cases separees.
Petit balade au village pour trouver un resto ou on goute au plat tipique : un delice. c'est un mélange de ......puis retour à la casa pour dodo. A peine pret pour se jeter dans les bras de Morphée, paf plus d'electricité et re pluie toute la nuit. Nous nous endormons au son des grenouilles et de la pluie tropicale.
Apres un solide petit déjeuner, nous partons pour les cascades de Siete Altares en longeant la plage pendant 1h. La cote pourrait être sympa mais malheureusement la mer rejette sur ces plages tous les déchets. On oblige les enfants a garder les sandales de peur qu’ils se coupent. L’arrivée aux cascades est payante, un villageois garifuna s’est débrouillé pour détourner le chemin d’accès aux cascades en obligeant à passer à l’intérieur de son habitation et bien sur nous demander une modeste contribution. Il affiche sa carte officielle de l’office du tourisme guatémaltèque. Officiel pas officiel ?????? En tout cas c’est avec l’accord tacite des policiers locaux présents à ce moment. Les enfants en profitent pour jouer avec deux perroquets en liberté qui se disputent un stylo. Nous traversons les différents bassins en nous aidant d’une corde et descendons par des échelles en bois un peu rudimentaires. Laurent va reconnaître les endroits pour sauter et profiter des nombreux toboggans. Nous sommes à la saison des pluies et le courant est très fort d’autant que c’est une année exceptionnelle. Les enfants sont enchantés et s’en donnent à cœur joie, nous sommes seuls. Je reste là, et les gars vont explorer un peu plus loin la rivière. Ils reviennent au bout d’1H30, enchantés et remplis de bleues pour Aurélien et Anthony. Ils ont trouvé une très grosse cascade ou on pouvait se cacher derrière le rideau d’eau. 
Retour à la casa iguana, dîner en ville et puis dodo. Il n’a pas arrêté de pleuvoir toute la nuit et au matin, le patron de la finca que nous avions reservé nous prévient que ‘il est sous l’eau et ne pourra pas honoré la réservation. Tant pis on change nos plans et on décide d’aller à Rio Dulce en lancha.
Départ 9H, nous essayons de négocier la lancha pour Rio Dulce , impossible d’obtenir un prix car nous sommes les seuls touristes dans ce sens. On arrive à négocier la place d’Aurélien mais pour les autres c’est le prix fort. Nous naviguons tranquillement sur ce fleuve qui s’étend à travers la forêt tropicale. La vue est superbe et notre batelier nous propose de faire des arrêts tout le long : nénuphars, mangrove, visite de bras de rivières avec villages de pecheurs (sous l’eau). Dans un petit bras du rio, nous croisons un vieux pécheur en pirogue vers lequel notre batelier s’arrête. On se dit c’est pour la photo. En fin de compte, c’est son père et il veut le saluer et savoir si sa maison n’est pas inondée. Le niveau du rio est supérieur d’un 1,50 mètres par rapport à la moyenne. Il nous explique que comme le niveau de l’eau est monté, il ne prend que du petit poisson. « Faut pas que cela dure « . Nous continuons notre route et passons par l’île aux oiseaux où nous observons des aigrettes blanches a huppes perchées sur des arbres. C’est la saison de la nidification et on s’approche avec la lancha à quelques centimètres des nids. Aurélien est captivé
La lancha nous dépose à la pension Tortugual qui fait aussi marina, avec un restaurant sur pilotis et une aire de baignade sur le rio. 1, 2, 3 et tout le monde est en maillot. Journée repos, balade en kayak sans oublier bien sur d’aller au village pour voir la demi-finale France Portugual! La nuit au Tortugual est plus agitée car nous nous rendons compte très rapidement que notre moustiquaire est trouée et les zancudos sont là. Les enfants élisent ce lieu meilleure pension depuis notre départ malgré les moustiques.
03 juillet 2006
le pays des couleurs
28 juin Départ de San Cristobal pour notre 1ère étape au Guatemala: Panajachel.
Nous avons recupéré les lunettes d'Anthony la veille et pouvons reprendre la route. Nous faisons une entorse à notre décision de prendre des bus locaux. Le trajet de 8h nous apparaît encore un peu dur avec les chicken bus et choisissons de le faire avec un minibus confortable. Le passage de la frontière guatemaltèque est folklorique. Nous réussissons à échanger nos derniers pesos mexicains dans la rue mais nous n'échappons pas à la taxe non officielle demandée par les autorités sans reçu bien entendu. On négocie ferme pour ne pas payer la taxe des enfants. Gustavo, le chauffeur du minibus est sympa et prolifique sur les charmes de son pays. Le plus étonnant c'est de passer des cols avec une végétation de cyprès, fougères, et 20 minutes plus tard de trouver des algaves, des caféiers, des bananiers, des avocatiers, etc....Les premiers paysages de montagne qui s'offrent à nous sont magnifiques. Un col a 3000 m tout de même. Le chauffeur nous explique que le Guatémala bénéficie d'un climat annuel tempéré favorable à la culture des fruits et légumes toute l'année. Les stigmates de la tempête d'octobre 05 sont encore visibles, IMPRESSIONNANT. Selon les spécialistes il est tombé en 3 jours l'équivalent de 3 années de pluie.
Coupe du monde oblige, nous suivons à la radio France/Espagne. EXTRA le commentateur avec ses goooooooooooooooooools, cela fait passer le temps et les enfants sont attentifs aux commentaires.
L'arrivée au village de Panajachel est superbe, nous découvrons un point de vue splendide du Lac Atitlan (130 km²) avec ses 3 volcans autour.
29-30 juin
Nous sommes déçus par Panajachel, plus un village de type Lourdes c'est a dire, rues dédiées au roi tourisme avec ses boutiques souvenirs et les stands d'artisanat local. Nous regrettons de n'être pas allée directement au village San Pedro, plus calme et plus authentique. Nous décidons de visiter les villages en lancha Définition : lancha. Barque privé de différentes tailles faisant office de transport en commun entre les différents villages du lac.
Le jeudi, jour du marché de Chichicastenango est un des plus populaires et colorés du pays. Ce sera une étape avant d'aller à Antigua. Les couleurs sont partout, sur les tissus aux couleurs chamarrées, les fruits de toutes sortes - mangues,papayes, poires, pommes, bananes,ananas, raisin, grenades, avocat, fraises, melon,.....- sur les étalages d épices. Les guatemalteques aiment les couleurs et cela se voit sur leurs vêtements. Les carrés de tissus servent a porter leurs progènitures en bandoulières ou bien les courses du jour. Chaque ethnie indienne à ses propres codes de couleurs et de graphismes pour les vêtements mais aussi sa langue.Cela représente tout de même 23 langues et ethnies encore enseignées dans les écoles de villages ainsi que le castellano.
Au milieu des stand, nous retrouvons un couple d'italien qui ont voyagé avec nous . Ils nous recommandent de diviser les prix annoncées par 4. Ils tiennent un commerce a Venise où ils revendent de l'ambre et l' artisanat guatemalteques, ils sont aguerris au négoce guatemalteque.. Ils sont satisfais de leur journée et repartent avec de nombreux grand sac sac winnie l'ourson plein a craquer d artisanat local. Nous appliquons la division par 4 avec moins de succès pour nos souvenirs : des housses de coussins aux couleurs locales. Aurelien veut négocier un petit chicken bus en bois mais il divise par 5 et ne veut pas en démordre. On le laisse faire et il repart sans rien. on verra plus loin. Nous déjeunons a la cantine du marche, pas un touriste, allez on prend le risque, on verra bien ce soir. La patronne est super contente de nous servir et franchement c'est le meilleur poulet frit que l'on ait mangé à l'unanimité. Départ en début d après midi pour Antigua.
Antigua est une ville coloniale, ancienne capitale du Guatemala, qui a été totalement détruite par un tremblement de terre en 1773. Nous logeons à la Merced , derrière l'église du même nom datée du XVI siècle et qui possède une belle façade ocre avec des motifs en forme de grappes de raisin. Nous avions repéré cette pension en lisant le site d'une famille qui l'a recommandé. Bonne intuition. Petit patio frais, chambre petite mais sympa, super personnel et en plus nous pouvons utiliser la cuisine, internet a volonté. Cela compense largement son prix. On laisse les enfants à la pension et allons faire les courses. Laurent devient le roi du pancake pour le gouter et les enfants adorent. Nous y rencontrons 3 familles américaines encours d'adoption, cela rend l'ambiance encore plus familiale. Nous allons boire un verre au petit bar du coin et en profitons pour laisser une dedicace sur le mur. Anthony écrit son equipe ideale pour la demi finale.

Le lendemain, nous visitions le couvent de la Merced avec sa fontaine au centre du cloître. Nous montons sur le toit et profitons d'une belle vue sur les 3 volcans qui entourent la ville - l 'Agua, le Fuego et l'Acatenengo 3976m. Sur le Parque Central les enfants jouent au foot avec 2 petits footballeurs guatemaltheques. Le soir on utilise internet pour expliquer le fonctionnement des volcans aux enfants. On a en prime la possibilité de télécharger des films synthétiques des volcanologues Maurice et Katia Krafft.
On se leve à 5H15 pour se rendre en excursion au volcan Pacaya qui culmine a 2600m. On attend le bus + d'1H, le bus ne suffisant pas la responsable cherche d'autres bus à la derniere minute pour transporter tout le monde. c est bien la peine de se lever de bonne heure.
Les villageois nous proposent des chevaux pour monter mais refusons malgré la forte envie d Aurelien. Au bout de 30 minutes de marche, Laurent cherche l'appareil photos, M......de, je l'ai oublié dans le mini bus. "Je redescends a fond la caisse sur ce chemin de montagne , c est l'éclate malgré l'angoisse de ne pas le retrouver. Ouf il y est. Je me dépêche de remonter en courant pour retrouver la famille. En chemin je rencontre un villageois a cheval qui est venue a ma rencontre sur demande du guide. Dans les parties escarpées je vais plus vite que lui et sur les faux plats il me double , cela devient un jeu. Par contre il sait pas que j'ai les cuisses en feu et que je vais craquer. Ouf le groupe est juste derrière ce virage. On se regarde et on se marre. " "Loic tu peux t'entrainer je reviens en forme."
Au bout d'une 1h30 de marche, nous arrivons devant THE spectacle. Nous sommes au bord d'une coulée de lave datant d'avril dernier. Depuis quelques temps l'activité du volcan étant trop importante, les guides n'accompagnent plus au sommet, quelle déception. Nous faisons encore quelques mètres et hop le guide saute sur la lave pétrifiée. On l'imite , mais c'est trop chaud dit antho. En fait nous nous trouvons au dessus d une rivière de lave, et on doit sautiller sur place pour que nos semelles ne ne restent pas collées. En fait sous cette croûte noire durcie, s 'écoule la lave à + de 1000 degré, on s'approche d une ouverture c'est génial on ne s'attendait pas a cela. On reste a distance de 50 cm mais pas très longtemps car ça chauffe trop. Les enfants sont enchantés et se rendent compte qu'ils vivent un moment fabuleux dans ce voyage.

On rentre et en profitons pour faire 2H de classe, l'endroit s'y prete, on ne sait pas comment cela sera ensuite. Le soir nous mangeons sur la terrase de la pension avec en fond le volcan agua.
Allez on repart......



























