24 juillet 2006
Nicaragua suite
OMETEPE est une île baignée par le lac Nicaragua (cocibolca)et entourée par 2 majestueux volcans Le Conception (1610m) encore actif ( dernière petite éruption en 2005) et le Maderas (

Apres un trajet en bus jusqu’à l’embarquement, nous prenons un petit bateau pour nous y rendre. Trajet sans encombre malgré une très forte houle. Quelques passagers sont malades. Nous arrivons sur l’île à 11H30 ou des rabatteurs de vans privés viennent nous proposer leurs services et s’empressent de prendre nos bagages. Nous refusons systématiquement : « Nous prenons le bus de 14H, on est pas pressés ». Apres le départ de quelques vans, il en reste un avec 3 nicaraguayens et le chauffeur qui s’impatiente nous baisse le prix par 3. Ok on charge les bagages sur la galerie et zou c’est parti. 5 minutes plus tard une pluie diluvienne s’abat, ouille ouille les affaires vont être trempées, surtout celui d’école malgré les sacs de riz qui les protégent.
Nous arrivons à l’hôtel où nous déjeunons en attendant que la pluie s’arrête pour prendre nos quartiers. Cela va durer 2H. Nous discutons avec le propriétaire qui a fait ses études d’ingénieur en pêche industrielle en Russie, du temps des bonnes relations avec l’union soviétique. Il nous confirme que ce lac qui a une superficie de plus de 8000 km carrés (le 2eme plus grand d’amerique latine) abrite des espèces marines qui se sont adaptées à l’eau douce. Ainsi, on trouve aussi bien des requins d’eau douce (unique au monde), que des poissons-scies ou des sardines. Une autre curiosité de l’ile est les pétroglyphes précolombiens disséminés un peu partout.
Apres une nuit au son des vagues et des singes congo, nous partons pour la journée de l’autre coté de l’île se baigner dans une source d’eau volcanique. Grâce un droit d’entrée modique, le paysan a aménagé une retenue d’eau formant ainsi une piscine d’eau cristalline. Une corde accrochée à un arbre, un trapèze et nous voila transformés en tarzan. Même Martine s’y essaye et on immortalise l’instant. On vous montrera le film au retour, on s’est bien marré en la regardant. Retour à la finca ou tout le monde est claqué. Nous repousserons le départ pour la cote d’un jour, on se sent bien ici.
Réveil par les singes, petit déjeuner et séance école dans la salle commune du restaurant avec un superbe paysage comme tableau blanc. Un cheval blanc vient s’ébrouer sur la plage et rue devant nous, pendant qu’un pécheur revient en canoe. Ici la pêche est principalement de subsistance, nourrir sa famille, quelques ventes mais rarement suffisant pour en vivre correctement.
Un peu au sud de notre finca, se trouve une baie appelée Charco verde où nous y passerons notre après midi à lire et se prélasser. On y prend goût. Nous faisons cette balade avec le couple de francais rencontré à Granada et aurélien fait le guide au milieu de la jungle. Il reussit contre toute attente a reperer un magnifique lézard, des papillons superbes et une fleur encore jamais vue.
Nous longeons la plage de sable noir jusqu'à la pointe de la baie et la vue sur les volcans à travers la jungle est absolument magnifique. Nous restons là à regarder des jeunes pecheurs au filet traditionnel, de l'eau jusqu'au menton a lancer leur filet pour une toute petite prise.
SAN JUAN DEL SUR est une étape incontournable au Nicaragua car les plages sont magnifiques et encore sauvages et on peut pratiquer le surf. De plus, c’est un lieu privilégié pour observer pondre les tortues Paslama de juillet jusqu’à janvier.
Nous arrivons en début d’après-midi, il fait deja plus chaud et nous rendons directement à l’adresse conseillée. Quelle déception, le joli jardin, le coin repos, etc. Tout est en travaux. Fatigués de trimbaler les bagages, nous prenons les seules places dispo dans un grand dortoir. Nous chercherons un autre lieu pour demain. Nous allons manger au marché où les prix sont corrects par rapport aux restaurants qui sont très américanisés. Le front de mer et le village n’a que peu d’intérêt, mais par contre en prenant des taxis camions nous accédons à des très belle plages en traversant des forets avec encore une nouvelle fleur. Il y aura du boulot au retour pour y mettre des noms. Demain nous irons sur les plages de Maderas et Majagual. Cette fameuse journée plage, bouquins, sable fin suffit pour mettre ko les deux loustics. C’est super, un cadre magique et le pacifique à temperature. Avec Anthony nous allons à la plage suivante pour observer les Brice de Nice surfer. Une journée à se baigner, a jouer sur le sable malgré les casquettes et les épaisseurs de crèmes ont provoqué un fort mal de tête à Anthony. Le lendemain Anthony a toujours une forte fièvre et même Aurelien reste couché de fatigue. Nous ferons une journée repos, en espérant que pour Anthony ce ne soit rien d’autre qu’une insolation. Apres conseils aupres de notre cher docteur Bernard, nous allons voir un medecin local, puis un autre car le 1er diagnostic nous parait farfelu, surtout sans aucune auscultation ni palpation.Finalement, nous decidons de partir en taxi à la premeire heure à la capitale San José au Costa Rica pour se rassurer. Ici la medecine est plus serieuse.
Apres un trajet de 5h en taxi, nous allons à la clinique ou un pediatre prend en charge les enfants et nous rassure. Ouf tant mieux. Le seul regret c'est que n'aurons pas pu aller voir les tortues au Nicaragua.
15 juillet 2006
Au pays des volcans et des lagunes
Arrivée tard dans la nuit à Managua nous ne prévoyons pas de rester, capitale sans intérêt et pas trop sécuritaire. Lever à 8H, petit déjeuner tranquille, recherche d’infos pour se rendre à Granada pendant que les enfants se baignent dans la petite piscine malgré le responsable qui la nettoie. Même Anthony devient de moins en moins timide, quand à Aurélien il faut le freiner de temps en temps. Il se sent facilement chez lui ou qu’il soit.

A Granada nous allons directement à un hôtel recommandé de nombreuses fois l’Oasis. Nous avions promis aux enfants de nous poser quelques jours dans cette ville. La chambre double avec ventilo est au dessus de notre budget mais par contre petite piscine et Internet à volonté. Nous en profitons pour mettre à jour notre courrier et le site. On y restera jusqu'à Minuit et le lendemain jusqu'à 13 H, l’album photo prend beaucoup de temps, le débit étant très lent. L’après midi on va dans un café regarder la finale, lieu de rendez vous des Italiens et Français, quelle ambiance. ! Dommage pour le geste de Zizou. Les commentaires vont bon train, les esprits se chauffent entres certains, il est temps d’aller trouver une autre pension. Nous atterrissons chez Boris et Marcela, un couple franco nicaraguayen, qui ont démarré l’activité depuis moins d’un an. Super adresse : la siesta. Nous décidons de nous y installer pour 5 jours. Boris et Marcella sont très attentionnés avec les enfants. On a accès à la cuisine et en profite bien, petit déjeuner comme les enfants le souhaitent, repas etc…. L’ambiance s’y prêtant, nos hôtes décident de faire un barbecue. Nous nous retrouvons le soir autour des 2 BBQ à partager nos plats et discuter des bons plans avec les autres voyageurs, de la vie de chacun, des impressions de voyage. Une bolivienne en vacances nous donne les bons plans de son pays, les québécois ceux du Costa rica. On discute avec un couple d’Avignon qui cherche à installer une activité touristique au Nicaragua. Ils passeront 4 mois pour trouver le lieu. En plus de l’activité hôtelière, Boris et Marcella donnent aussi des cours de français et d’espagnol, ayant tous les 2 enseignés au Costa Rica à l’alliance française pendant plusieurs années. Depuis le Guatemala nous sommes surpris par le nombre d’école de langue. C’est un concept qui marche fort.
Le Lundi 10 juillet, nous allons visiter le parc national du volcan Massaya Le volcan Nindiri est entré en éruption pour la dernière fois en 1670 : son cratère le Santiago en activité laisse s’échapper en permanence des vapeurs de soufres toxiques dans l’atmosphère. La dernière petite éruption s’est produite en 2001 mais sans dégâts, seulement des petites projections aux alentours. En fait chaque volcan est très différent, la forme, l’activité, le type (strombolien et/ou hawaïen), etc…. Nous observons des magnifiques perruches vertes qui vivent dans le cratère, ce qui constitue une énigme étant donné les gaz toxiques qui en émanent Durant l’époque précolombienne, les indigènes l’appelaient «Popogatepe» ce qui veut dire montagne ardente et pensaient que les éruptions étaient des signes de colère du Dieu du feu. Pour apaiser cette colère, il n’hésitaient pas lui offrir de sacrifices de jeunes enfants et de vierges. Nous finissons notre visite par le musée, qui est un modèle du genre. Les enfants s’en contrefoutent et cela nous exaspère au plus haut point. Il y a des schémas très pédagogiques sur la formation des volcans, des maquettes sur leur fonctionnement, la faune et la flore qui les entoure De plus cela fait partie du programme des 2. Le retour à Granada est un peu tendu. Ecole pour tout le monde pendant 1H.

Mardi : nous décidons de passer une journée sans rien faire d’éloigné et on en profite pour faire 2H d’école le matin. Comme d’habitude, Aurélien n’y met pas du sien. Apres le déjeuner balade très agréable de 1h en barque à moteur sur «las isletas », archipel de petites îles sur les eaux du lac Nicaragua. Aigrettes, perruches vertes, cormorans, nombreux oiseaux dont on ne retient pas les noms et puis magie des singes. Animal très curieux, ils s’approchent de la barque en faisant les acrobates. C’est vrai qu’ils sont drôles, et les enfants sont aux anges. En fin d’après-midi , nous flânons dans les rues tout en visitant la ville et achetons des noix de cajou, des bonbons, des gâteaux aux différents marchands ambulants. Au passage nous trouvons un café ou Internet est gratuit et en plus nous pouvons utiliser notre ordinateur sans fil. Au bout de 2 H, les enfants rassasiés de jeu internet, les mises à jours presque faite, nous demandons la note des consommations. « Wouaaaouh, il y a erreur ?». NON NON, internet est gratuit mais pas les jeux ». Gluuups c’est le prix d’un repas pour 4. On négocie mais pas moyen. Mercredi : Nous partons en bus au Mirador de Catarina depuis lequel nous avons une vue splendide sur le volcan Monbacho, Granada et la lagune d’ Apoyo Celle-ci est née d’une éruption volcanique et mesure 6 km de diamètre. Depuis le mirador nous descendons un sentier où nous croisons des papillons multicolores. Laurent a besoin de beaucoup de patience pour les photographier. Nous arrivons enfin à la lagune au bout de 2H où nous y passons du bon temps. Baignade obligatoire pour tous. Jeudi : Nous nous rendons dans une ferme à Monteverde sur les flancs du volcan Monbacho pour faire une ballade à cheval. Santiago et René Nicaragua nous accueillent et préparent les chevaux suivi de très près par les enfants Une fois que tout le monde a sa monture, on démarre chacun se prenant pour Luky luke. . Mais la pluie se met à tomber drue et malgré un abri sommaire sous les feuilles de palmiers, on est trempé en 3 minutes top chrono. Le fou rire nous prend, nous décidons de continuer. Il y a encore un mois nous aurions râlé de se faire tremper comme ça. Le cheval de Laurent est un peu nerveux et s’emballe dès qu’il a de l’espace, celui de Martine très cool, toujours derrière. Bizarre ou coïncidence. Les enfants apprécient de pouvoir diriger seul leur monture. Tout le monde est ravi : nous traversons des plantations de bananes et de café, de frijoles (l’haricot noir que l’on mange depuis le Mexique), de mangues, de mais. René nous explique que les bananes sont récoltées 2 à 3 fois l’année et une fois pour le café. Le café est cultivé à l’ombre des feuilles de bananes. Le plus agréable, c’est d’être les seuls loin des sites touristiques. Nous mangeons à la ferme. Ensuite nous prenons le temps de discuter avec eux sur le fonctionnement de leur ferme. Ce sont des agriculteurs qui souhaitent développer l’eco tourisme ou plutôt le tourisme rural communautaire. Neuf fermes coopératives ont adhéré ce programme d’avenir. Nous repartons en milieu d’après-midi en nous promettant de renouveler cette activité plus tard.



















