20 août 2006
Escapade au Panama
Le passage de la frontière entre le Costa Rica est digne des meilleurs films d’aventures. Apres avoir rempli les formalités de sortie du Costa Rica, on traverse à pied un pont Eiffel décrépi pour accéder à la douane panaméenne. A l’origine ce pont était uniquement fait pour le train mais avec des poutres de bois non fixées de chaque coté des rails, le voila transformé pour supporter les voitures mais avec un seul sens de circulation. Les piétons doivent se contenter des bas-cotés avec des rambardes en piteux état voire inexistantes : interdit de trébucher sinon c’est la chute assurée 10 mètres
Ensuite, nous prenons un bateau taxi pour nous rendre à Bocas del Toro, sur l’île de Bastimientos. A notre arrivée, nous sommes un peu déçus par ce qui nous entoure. L’adresse que nous avions sélectionnée ne paye pas de mine. Laurent arpente la seule rue de l’île pour finalement trouver un hôtel sympa : le Carribean view, la négociation fut difficile. Dépôt des bagages et nous partons à la plage la plus proche derrière l’ile. Le chemin d’accès est humide, non boueux, non très très boueux et nous ne manquons pas de glisser à plusieurs reprises, les fesses par terre. Les enfants s’en voient du diable pour avancer et veulent rebrousser chemin. Après trois quarts d’heure de marche, nous atteignons une belle plage de sable blanc. La baignade est bien méritée mais attention aux courants. Nous ne nous attardons pas, il faut refaire le chemin en sens inverse et nous craignons de nous faire attaquer par les moustiques en plus de la boue. A l’hôtel, nous sympathisons avec un couple de jeunes italiens avec qui nous allons dîner un bon plat d’ »arroz con camarones » - riz avec crevettes- ainsi qu’un délicieux poulet sauce créole, n’est ce pas Anthony ?
Le lendemain, ce sera la journée élue par les enfant comme une des plus belles du voyage : ballade pour aller voir les dauphins, (animal préféré d’Anthony), snorkeling dans un véritable aquarium naturel au milieu du corail. Voir le récit dans le Coin des enfants
Nous sommes étonnés du peu de préoccupation de la sauvegarde du lieu, beaucoup de coraux détruits par les gens qui cassent tout avec des palmes inutiles. Le pire c’est qu’ils ont implanté en plein milieu du site un restaurant. Malgré tout, nous sommes ravis de pouvoir admirer de magnifiques coraux, des poissons multicolores ainsi que 2 barracudas très impressionnants. Nous finissons la journée en nous dirigeant vers l’une des plus belles plages de l’endroit : « red frog beach » Elle se nomme ainsi car dans la forêt qui longe la plage vivent de minuscules grenouilles rouges et noires.
De retour à l’hôtel, nous ne regrettons pas d’avoir fait cette courte escapade au Panama sauf que Martine y a rencontré des méduses « urticantes ». Route inverse pour le Costa Rica avec toujours ce fameux pont Eiffel au passage de frontières.
Nous prenons un bus pour retourner à la capitale de San José à notre camp de base l’hôtel GAUDY’S. Nous profitons d’une journée de repos pour faire les devoirs. Dans l’après-midi, nous allons visiter le musée des enfants intéressant et éducatif. Aurélien est content enfin un musée pour lui
Le lendemain, nous partons en bus pour Quepos sur la côte Pacifique. Nous séjournons chez Dona Alicia une adorable grand-mère qui loue des chambres avec climatisation et une TV câblée. Nous nous y sentons bien et les enfants font la cure de dessins animés en anglais et espagnol. Nous en profitons aussi pour regarder les infos en français sur TV5. Nous nous levons tôt pour aller visiter le parc national Manuel Antonio, le plus visités du costa rica. Nous prenons le bus local à la 1ere heure pour apercevoir le maximum d’ animaux. Des la descente du bus nous sommes assaillis de guides avec de longues vues sur pieds, nous déclinons leurs offre et partons seuls. Les singes capucins à tête blanche sont au rendez vous toujours aussi curieux, voir agressifs, oiseaux de toutes sortes, lézards, iguanes, paresseux, mais toujours pas de Toucan et de Quetzals. En fin de matinée, nous nous arrêtons pour nous baigner sur une belle plage du parc. 2 minutes plus tard, un raton laveur sort de la foret et essaie de nous voler la nourriture dans notre sac, il faudra toute notre insistance pour lui arracher, non mais……

Plus tard, c’est au tour du coati de faire la même chose. Malheureusement il y a encore des visiteurs qui leur donnent à manger malgré les avertissements du parc. Un local nous explique que si vous êtes pris en flagrant délit, c’est à dire photographié en train de donner à manger, vous passez le lendemain sur le journal local, manifestement peu dissuasif car très rare. Vers 15 h la plage est envahie par des Bernard-l’hermite et de gros crabes qui amusent beaucoup Aurélien. Enfin de compte on aura vu autant d’animaux qu’avec les guides sauf peu être le toucan et le Quetzal.
Nous décidons de rester plus que prévue et zapper un autre parc national à 12 h de bus. On fatigue un peu de ces longs trajets. Les trois jours suivants, nous nous reposons et allons à la plage. C’est l’occasion pour les garçons de faire du body board. Dur dur de surveiller les deux loustics en même temps, les courants sont forts. Des gamelles garanties dans tous les sens font la joie d’Anthony et d’Aurélien. Ils arrivent de temps en temps à bien surfer les vagues. A un moment une dame s’inquiète car elle pense que son mari n’arrive plus à revenir. Les plages ne sont pas surveillées. Je prends le body d’Anthony et me dépêche d’aller rejoindre la personne. En effet, il était à la limite de l’épuisement et de la panique. Avec le body comme support nous rentrons tant bien que mal. En voila un qui s’est fait une sacrée frayeur et les enfants comprennent mieux pourquoi on les surveille de près.
Retour à la capitale et une dernière excursion au volcan Poas avant de quitter l’Amérique centrale. Nous aurons de la chance, le volcan souvent recouvert par une couverture de nuages et de brumes nous laisse l’observer une bonne quinzaine de minutes. Le volcan est toujours actif avec son cratère remplie par un lac de souffre au pH corrosif ainsi qu’avec des failles qui laissent échapper des fumées sulfureuses jaunes. Les enfants apprécient toujours autant les volcans avec un Aurélien toujours inquiet de savoir si le volcan va se réveiller. Nous revenons par un autre chemin où nous observons des colibris aux couleurs vert et argent. Ils agitent sans cesse leurs ailes pour butiner de petites fleurs roses en forme de clochettes. Il n’y aura pas de photos, trop dur a prendre et pas le matériel adapté.
Le Costa Rica a tenu ses promesses en terme de diversité faunique, ses belles plages, ses forets humides et sa végétation luxuriante .Malgré que ce soit un petit pays, les trajets sont longs. On aura zappé beaucoup de lieux, de parcs, d’attractions, d’activité comme le raft, les canopy tours et essayé de passer le moins de temps dans les bus, mais l’essentiel est fait. Nous reviendrons mais pas avec un budget routard, (l'on dit du Costa Rica qu'il est " la Suisse
Bilan de l’Amérique centrale :
Les bons souvenirs
ü Faire du cheval dans la foret au Guatelama
ü Marcher à 50 centimètres
ü les auberges : le rancho tranquilo à Tulum, La merced à Antigua, la siesta à granada, l’iguana à Livingston, le caribean view au panama
ü les plages : Tulum, Red Frogs Beach, Cahuita et Manuel Antonio
ü Les animaux : voir une tortue pondre, les dauphins, 2 barracudas, paresseux, iguanes, raton laveur,coati,colibris, perroquets, singes, crocrodiles, caiman et son bébé, poissons multicolores, papillons,les aigrettes blanches, les hérons tigrés,le jalaca, écureuils, etc……
ü Les gens : les nombreuses rencontres avec des locaux ou des routards
ü Les lieux -villes : Antigua, Granada, Ometepe, le passage de la frontière au Panama.
Les moins bons :
ü Se faire voler les chaussures de martine
ü Les longs trajets de bus au Mexique et au Guatemala
ü Le virus des enfants au Nicaragua
ü L’hotel à Panajachel
ü L’hotel à Palenque
ü Les moustiques au Mexique et Guatelama
ü Les prix au Costa Rica
ü Se trimbaler les sacs
ü Les méduses de martine
ü Faire l’école : propos des enfants
01 août 2006
Costa Rica : PURA VIDA
La peur de ne pas avoir assez de temps pour tout faire et l'incident de santé des enfants nous amène au Costa Rica plus vite que prévu. Nous sommes à la capitale de San José , tres moche mais lieu incontournable pour visiter le Costa Rica (CR). Nous attendrons que les enfants soient moins fatigués après l'épisode de fièvre pour excursionner. Nous logeons dans une auberge super sympa, familiale,possibilité de cuisiner, ...Gaudy's du nom d'une grenouille, où les enfants s'y sentent de suite très bien. Nous les laissons devant la télé pendant que les parents font faire les courses au supermarché du coin. Après le Nicaragua, nous avons l'impression de revenir du fond du monde. Ici le modernisme à fond, l 'américanisation à outrance, tout ce que l'on souhaite sur les étalages, même du fromage français. Le billet vert fait fureur dans le coin. Nous décidons de faire un repas qui fasse plaisir aux enfants : spaghetti steak et baguette. Antho a dit que c'était son meilleur repas du voyage. ce n'est pas l'opinion des parents mais nos enfants ont toujours un peu de mal avec les plats typiques à base de riz et d'haricots rouges ou noirs.
Notre première étape au CR sera le Parc national de Tortuguero au nord de la côte des Caraïbes. au CR le réseau de bus est très bien développé,avec des horaires au départ respectés mais même une petite distance peut prendre beaucoup de temps. Dès que l'on sort des principaux axes routiers, les routes sont défoncées, avec des nids de poules a faire pâlir la DDE. Les pluies qui s'abattent sur le CR abîment les routes et celles ci ne sont pas particulierement remises en état, alors pour 175 KM, il faut 4H , 6 heures parfois. Le trajet pour Torturera se fera en bus puis en taxi bateau. La 1ere partie jusqu'à cariari se fait sans encombre. Nous rencontrons dans le bus un couple de français super sympa avec qui nous sympathisons sylvia et christophe. A 6 nous aurons plus de poids d'ailleurs pour négocier la 2eme partie en taxi bateau. Mais avant d'arriver à l'embarcadère, encore 15 km de bus à faire sur une piste défoncée. Le bus passe sur un pont en bois brinquebalant, sans gardes fous où le moindre écart causerait une chute du bus dans la rivière. je vous rassure il y a a peine 2 mètres de hauteur mais quand meme ça impressionne quand on ne voit plus la route sous soi.. Ensuite le voyage en barque jusqu'à Tortuguero se fait sous une pluie battante. Ici on prend vraiment conscience de la saison des pluies . Jusqu'à présent on avait été a peu près épargné. Les bateliers nous équipent de ponchos pour effectuer la traversée. Torturera est une zone de forêt tropicale humide : la moyenne annuelle des précipitations est de 5000 mm.
alors imaginez quand on prend une pluie meme si cela dure 15 minutes. No sacs de riz nous servent bien pour protéger les sacs de la pluie. 
Les 600 habitants du village de Tortuguero organisent leur vie autour de la pêche et du tourisme. L'un des principaux intérêts du lieu est l'observation de la ponte des tortues sur les plages du parc. Dès notre arrivée, nous réservons l'excursion de nuit de 2 h avec un guide car nous ne pensons pas rester plus d'une nuit. En effet, nous avions raté notre rendez-vous avec les tortues à San Juan del Sur au Nicaragua.
Nous ne saurons l'heure de l'excursion qu'en fin de soirée. En effet, le parc national fait un tirage au sort pour chaque guide labelisé, passage de 20H ou celui de 22H sachant que la visite ne peut pas durer plus de 2H. Le lieu attribué est aussi tiré au sort. Si pas de chance il faudra aller à l'autre bout et marcher 1heure avant de se trouver sur site. Dur dur avec les enfants ils sont déjà assez fatigués avec la journée de bus. Par chance ou persuasion de notre guide on tire le passage de 20H et la première zone à 15 minutes de marche. Nous voila partis dans la nuit, en foret tropicale à la recherche de cette fameuse tortue pondeuse. Arrivés sur la zone, nous attendons le feu vert par talkie walkie d'un garde du parc à l'intérieur de la foret. Nous sommes 6 dans le groupe c'est idéal par rapport aux groupes qui nous doublent ( 10, 12 personnes).Nous n'attendrons pas longtemps le fameux appel annonçant une tortue dans notre zone. Après avoir traversé la foret, le guide nous donne les consignes très strictes : pas de lampe, pas de cigarettes, rester derrière lui, ne pas toucher la tortue, etc..... Si ces règles ne sont pas respectées par son groupe, les gardes du parc retirent la licence à notre guide pendant 3 mois, c'est dire l'enjeu pour lui. Un garde nous donne le feu vert pour avancer sur la plage. Ça y est ! Elle est là. Il s'agit d'une tortue verte d'environ 1 m de long qui après avoir creusé un trou dans le sable est entrain de pondre ses oeufs. Nous observons religieusement ce moment à la lumière de la lampe infra rouge du garde. Nous apprécions les conditions dans lesquelles la visite s'effectue. Le garde nous explique que le fonctionnement des visites par petits groupes permet de faire cohabiter les touristes et les tortues qui reviennent régulièrement au même endroit. 30 minutes plus tard, la tortue a fini de pondre ses oeufs. Elle est maintenant entrain de les recouvrir de sable avec ses pattes arrières et cela lui demande beaucoup d'efforts. Elle fait des pauses puis reprend son opération durant une bonne demi-heure. Nous nous éloignons un moment pour permettre à la tortue d'amorcer son 1/2 tour pour se diriger vers la mer. Nous lui faisons une haie d'honneur. Les gardes du parc viennent repérer son numéro et la mesurer. Ensuite, c'est le silence : le bruit des vagues et le souffle de la tortue qui avance tout doucement vers la mer... un moment que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Aurélien a envie de la toucher, mais il faut respecter les règles du parc. Ça y est : elle est partie et le spectacle est fini. Il faut savoir qu' à cette saison il y a plusieurs centaines de tortues en train de pondre sur + de 18 km de plages protégées. Sur l'ensemble des milliers d'oeufs qui se trouvent sur ces plages, seulement 2% des oeufs écloront et parviendront à l'âge adulte. Il est tard et nous rentrons à l'hôtel ; la nuit sera courte car nous repartons à 6 h du matin nous promener sur une barque avec un guide sur les canaux du rio Tortuguero. Nous ferons l'excursion avec sylvia et christophe qui ont eu beaucoup moins de chance hier soir et un mauvais guide.
La ballade commence. Nous trouvons que la barque se prête bien au lieu plutôt que des bateaux à moteur plus bruyants. Une grosse iguane prend le soleil. Plus loin, un cormoran fait sécher ses plumes avant de reprendre son envol. A la cime d'un arbre, nous apercevons un toucan Cariari. Aurélien s'impatiente car il est difficile pour lui de repérer les animaux et les oiseaux dans cette végétation luxuriante. Nous nous enfonçons un peu plus dans des canaux plus étroits. Un Martin pêcheur aux plumes bleues s'envole devant nous. Le guide arrête son embarcation pour nous laisser photographier une maman caïman avec son bébé accroché. Sur le chemin du retour, nous avons du mal à distinguer un singe araignée.
Après un solide petit déjeuner, nous remontons les 80 kms du fleuve en bateau à moteur jusqu'à Moin. La crème solaire et les couvre-chefs sont obligatoires avec un soleil au zénith, mais c'est ma foi bien agréable. Après une heure de ballade, le bateau s'arrête pour la plus grande joie des petits et des grands, un crocodile géant prend un bain de soleil la bouche grand ouverte...Un peu plus loin des flamands roses sont sur un banc de sable. Nous ne regrettons pas d'avoir choisi l'option du bateau plutôt que le bus certes moins onéreux mais toujours autant de plaisir de voir les animaux.
Nous continuons toujours avec le couple français en bus jusqu'au village caraïbe de Cahuita ou nous retrouvons l'ambiance rasta de Livingston au Guatemala. Nous nous couchons tôt, fatigués par cette longue journée de transport. D'un côté du village, le sable de la plage est noir, à l'autre bout, il est blanc. Les cocotiers inclinés vers la mer sont idéals pour les photos de carte postale.
A l'entrée du parc national de Cahuita, nous sommes accueillis par le cri strident des singes hurleurs. Nous ne nous lassons pas du spectacle des fourmis travailleuses qui se suivent à la queu leu leu imperturbables transportant des morceaux de feuilles vertes. Nous alternons les baignades et les promenades dans le parc. Il nous faut être vigilants car les courants sont nombreux. Dans la forêt, Laurent patiente au moins 5 longues minutes malgré les moustiques pour obtenir le cliché d'un gros crabe orange et bleu qui se décide enfin à sortir de son trou. Dans la soirée, nous allons déguster un Daïkiri banane et mangue dans le bar coco's branché du village en retrouvant sylvia et christophe: échange de mails respectifs , pour eux les vacances c'est fini retour à la maison dans 2 jours.
Nous restons une journée supplémentaire à Cahuita, on se sent bien ici malgré le vol des chaussures de Martine à l'hôtel. Aujourd'hui juste au dessus du pont de l'entrée du parc, un paresseux fait sa sieste en haut d'un arbre : une vraie boule de poils !! Le concierge d'un hôtel tout proche amène les enfants de l'autre côté où un crocodile fait sa sieste. Mais ce qui intéresse le plus Aurélien, c'est le perroquet semi-apprivoisé vert et bleu perché sur une branche qui répète à la demande: "holà, qué tala, jacot" et qui imite le rire des personnes présentes. Ensuite partie de foot sur la plage avec un Aurélien qui confond football et football américain, voir l'oeil d'antho.
Depuis le Nicaragua plusieurs routards nous conseillent d'aller au Panama sur une île appelée "Bocas del Toro". Ok on change notre programme on a du temps.
Après tout, on adopte le slogan des ticos ( costariciens) PURA VIDA, c'est ça aussi faire un tour du monde, profiter et prendre son temps en fonction des envies du moment.On vous laisse car on fatigue un peu sur internet, on continuera bientôt par le récit au panama mais vous avez un avant goût avec les photos sur le dernier message d'anthony.



















