09 novembre 2006
La Patagonie argentine
6-7 octobre Arrivés à Puerto Madryn, nous louons une cabana à une charmante grand-mère. Nous nous reposons une journée et prenons le temps de choisir les excursions que nous allons faire. Dès que nous arrivons sur le front de mer, Aurélien demande s’il peut aller se baigner parce qu’il a vu quelques courageux dans l’eau. L’eau est quand même à 11°.Nous visitons l eco centre, excellentes explicationsd sur le milieu marin que nous allons rencontrer.
8 octobre Départ en minibus avec un guide en direction de la réserve naturelle de la péninsule Valdès. Nous traversons la pampa désertique sur une centaine de kilomètres où seuls quelques guanacos, des maras (lièvres sauvages) et les troupeaux de moutons des gigantesques estancias cohabitent. La première halte à lieu à Puerto Piramides. Ancien port qui se consacrait à l’exportation du sel, il accueille aujourd’hui des touristes du monde entier qui viennent observer les baleines franches australes. C’est un des meilleurs lieux d’observation au monde. Elles viennent se reproduire de Juin à septembre dans les eaux abritées et moins froides de la péninsule (la Caleta Valdes, le Golfo Nuevo et le le Golfo San José). Après 10 mn de navigation, nous apercevons une mère et de son baleineau. Elle mesure environ 14 mètres et pèse 30 tonnes.
Après avoir écouté son souffle, nous pouvons observer de près les callosités qu’elle a sur sa tête et sur son corps. Aurélien est le seul à ne pas parler espagnol sur le bateau et il abreuve de questions une jeune guide autrichienne qui lui explique comment le baleineau vient se nourrir auprès de sa mère. Le baleineau lui donne toute la journée des coups sur le bas ventre pour faire sortir le lait, un liquide plus gras qui ne se mélange pas avec l’eau de la mer. La baleine plonge régulièrement pour aller se nourrir de krill et de planton. Lorsqu’elle se met à la verticale, dans la position de l’ascenseur ou du voilier, elle nous montre son immense queue et sincèrement nous resterions des heures. Beaucoup de mystères entourent encore ces mammifères. Lorsqu’elle frappe l’eau avec sa queue, les chercheurs pensent que c’est un moyen pour elle de communiquer.
Nous découvrons avec stupéfaction qu’un des prédateurs de la baleine, particulièrement pour le baleineau est le goéland. Il attaque a coup de bec sa peau pour se nourrir, ce qui est très douloureux et stresse les baleines au point d’en mourir. A ce jour, des chercheurs essaient de comprendre ce comportement pour mieux les protéger. Aurélien veut savoir si la baleine est chassée dans le monde : chaque année la commission internationale baleinière demande à l’ensemble des pays du monde de se prononcer pour ou contre la chasse et cette année le résultat a été de 33 voies pour et 30 contre, malgré que ce soit une espèce protégée depuis une cinquantaine d’années. En fait ce sont essentiellement les japonais qui paient des pays (africains par exemple) pour voter favorablement à la commission annuelle. Aujourd’hui seul 3 pays chassent la baleine : Japon, Norvège, on a oublié le 3eme. Désolant. Heureusement, l’espèce a progressé de 11% depuis 12 ans.
Nous poursuivons l’excursion à la rencontre des éléphants de mer qui sont présents toute l’année sur cette péninsule.
Entre septembre et novembre ont lieu les naissances et les accouplements. Les mâles qui pèsent parfois plus de 3,5 tonnes surveillent leur harem comprenant jusqu’à une centaine de femelles qui sont beaucoup moins imposantes. Il est interdit de s’approcher de la plage pour respecter leur tranquillité. Nous admirons un moment toute la colonie qui se prélasse au soleil. Voir ce déplacer ces mastodontes qui défendent férocement leur territoire des autres males et entendre leur cri rauque est fascinant. Seul regret, nous n’aurons pas la chance d’apercevoir le prédateur des océans, l’orque, qui vient parfois chasser les bébés éléphants au bord de la plage. Avant de partir, Aurélien s’amuse à poursuivre un petit tatou (le piché) pour essayer de le toucher. Retour à Puerto Madryn des images plein la tête.
10 octobre Aujourd’hui, nous partons seuls dans une camionnette avec guide (obligatoire) pour la réserve de Punta Tombo, le plus grand site de nidification des pingouins de Magellan en Amérique du Sud. En ce moment, ils sont proches des 400 000 et tout est mis en œuvre pour ne pas les déranger. Ils mesurent environ 50 cm et les enfants voudraient les prendre dans leurs bras. Chacun à leur tour, le mâle et la femelle couvent amoureusement. Leur démarche est rigolote lorsqu’ils se déplacent sur terre, par contre, lorsqu’ils atteignent la mer, ils deviennent plus agiles et peuvent nager jusqu’à 8 km/h. lls passent entre 7 et 8 mois de leur vie dans l’eau, le reste du temps sur terre est consacré à la reproduction et à l’apprentissage des bébés pingouins. Le couple de pingouins est monogame et fidèle à vie aussi bien à sa compagne que à son nid qu’il retrouve chaque année. Le pingouin de Magellan n’est plus en voie de disparition mais la plus grande cause de mortalité reste la pollution et entre autres celle du pétrole.


Avant notre départ pour Bariloche, nous visitons le musée paléontologique de Trelew. Ce musée est très bien fait et les enfants ont adoré.
11-12-13 octobre Après une nouvelle nuit dans le bus, nous arrivons à Bariloche, la « Suisse Argentine ». Nous trouvons une auberge de jeunesse tranquille et partons manger un bon steak au restaurant accompagné d’une charlotte au chocolat pour reprendre des forces. Nous flânons ensuite sur la place entourée de bâtiments de bois et de pierres. Deux magnifiques Saint-Bernard sont là avec leur maître pour vendre les photos aux touristes. On se croirait en Suisse.
Aujourd’hui, au programme randonnée au Cerro Otto. Les enfants sont trop contents de pouvoir toucher la neige. Nous sommes en fin de saison de ski. Nous mettrons 2h30 de marche dans la foret et quelques batailles de boules de neige. A l’arrivée, nous allons dans un restaurant panoramique tournant, boire un chocolat chaud accompagné de churros ; mmmh encore !! Le point de vue sur les lacs est splendide. De plus, nous avons la chance d’admirer deux condors qui volent à moins de 10 mètres aux alentours du restaurant. Le temps se gâte, ça tombe bien, les enfants et Martine n’ont envie pas de redescendre à pied : allez hop tout le monde dans les oeufs pour redescendre.
Nous ne finirons pas notre séjour à Bariloche, sans faire une promenade en VTT et quelques allées retour indispensables dans les magasins de chocolats. Anthony reste cloué devant une vitrine où il y a une fontaine de chocolat.
Devinez qui en a mangé le plus ? Bariloche est la capitale du chocolat, je vous dis, on se croirait en suisse. Nous prenons le bus pour le chili, frontière que nous passerons plusieurs fois.
Ps : la bêtise Number One du voyage est arrivée. J ai oublié l’appareil photo à l’hôpital de Bariloche. Dur dur, nous avions toutes les photos de Punta Tumbo et les films des pingouins et celles de Bariloche. Grrrrrr je m’en veux.
15 octobre 2006
Argentine suite
Puerto Iguazu Nous reprenons la route vers Puerto Iguazu et arrivons en fin d’après-midi bien fatigués à l’hospedaje Rio Selva. Les enfants sont ravis de trouver une piscine et n’hésitent pas à aller faire trempette à 6 h du soir malgré l’eau très fraîche et un temps brumeux. Nous les laissons faire afin qu’ils se défoulent après ces heures de bus interminables. Nous sommes tres satisfaits de cette pension recommandée par des francais au Nicaragua.
24 au 26 septembre Repos des troupes. Le soleil est de retour. Les sourires aussi. Les enfants après avoir travaillé, jouent au football avec ceux du propriétaire. Nous partons pour une journée visiter les chutes d’Iguazu qui sont dans un parc national de 2100km² composé de forêts tropicales humides et qui chevauchent le Brésil et l’Argentine. Nous ferons seulement le côté argentin. Le parc est tres bien enmenagé avec de nombreuses passerrelles, dont celle de la Garganta del diablo.
Nous sommes époustouflés par les tonnes d’eau qui bouillonnent devant nous faisant un bruit assourdissant. Les vapeurs d’eau nous trempent. Nous ne nous lassons pas de ce beau spectacle. Sur le chemin du retour, des papillons aux couleurs lumineuses se posent sur les épaules des enfants. Pendant que nous pique niquons, des coatis se promènent et cherchent à voler de la nourriture aux touristes. Malgre les panneaux indiquant de ne pas les nourrir, il reste toujours des touristes qui le font.
Pour continuer la ballade nous prenons une vedette pour traverser jusqu'à l’Ile San Martin où d autres chutes bouillonnent. Deux arcs en ciel se sont formés en bas de la cascade. Depuis le pont supérieur nous regardons des gros zodiacs en coaue dures qui amènent les amateurs prendre une douche gratuite sous les chutes. Un peu plus loin, des vautours noirs nichent dans les arbres juste au bord des cascades. A la sortie du parc, Aurélien et Anthony achètent un arc et une sarbacane, artisanat fabriqué par les indiens Guarani qui vivent dans la région. Ce parc vaut vraiment le détour.

27 septembre Nous traversons la frontière du Brésil pour aller à Foz Iguazu visiter le barrage Hydroélectrique d’Itaipu construit à partir de 1970 qui approvisionne en électricité 95% du Paraguay. La visite du complexe s’effectue en bus. La taille du barrage équivaut à un édifice d’environ 65 étages. On aurait pu construire 380 tours Eiffel avec l'acier nécessaire pour ce barrage. Les arbres morts qui dépassent de l'eau nous laissent imaginer le désastre ecologique que cela a du etre.
L’entreprise d’Itaipu a aussi essayé de préserver la faune environnante. Nous partons marcher dans la forêt accompagnée d’une guide pour aller voir les animaux recueillis. Première rencontre avec le puma argentin : Aurélien s’amuse à le défier à travers la vitre. En partant visiter le complexe, nous ne pensions pas voir tous ces animaux : le tapir, le carpincho, le vautour à tête rouge que nous n’avions pas eu l’occasion de rencontrer jusque là. Nous nous accordons une nouvelle journée de repos avant de repartir sur Buenos Aires pour 17H en bus de nuit.
29 septembre Buenos Aires L’auberge de jeunesse ouverte depuis un mois que nous ont indiqué des allemands rencontrés à Salta est très bien. En effet, il n’est pas évident de trouver un hébergement qui soit calme et central. Il faut que l’on s’habitue à la prononciation des portenos (habitants de BA), car ils disent «ch » à la place de « ll ». La rue « calle » se prononce « cache », ici « aya » se prononce acha etc.. Nous allons nous promener dans le quartier populaire de La Boca malgre les 17H de bus que nous venons de faire de nuit. Le quartier et sa rue piétonne Caminito est tres touristique. C’est le «petit Montmartre» de Buenos Aires avec ses tableaux qui représentent les maisons aux tôles ondulées peintes de différentes couleurs et ses portraitistes.
Sur la place au bout de la rue, des danseurs de tango font une démonstration. Mais ce qui interesse le plus Anthony, c’est d’aller visiter le stade et le musée de la Bonbonera a 200 Metres où évolue l’équipe très populaire de la Boca, ancien club de Maradonna. Inutile de vous dire qu’on nous tire par la manche dès que les enfants voient un magasin de maillots de foot.

30 septembre Après avoir fait les devoirs, nous allons au quartier de Palermo visiter le Zoo de Buenos Aires en plein centre, entouré d'immeubles. Buenos Aires possede de nombreux parcs verts qui rendent cette ville plus agreable malgré ses 12 Millions d habitants. Les enfants sont ravis d’assister au repas des éléphants, de voir deux énormes rhinocéros blancs faire leurs besoins, un hippopotame, une girafe. Aurélien s’attarde devant deux tortues géantes. Les chimpanzés font le spectacle et l’un d’eux nous fait beaucoup rire (voir photo). On vous evite les commentaires des enfants et du pere. Il y a aussi différentes sortes de reptiles et des gros iguanes argentés.
1er octobre Sur les conseils des jeunes proprio de notre auberge, nous nous rendons à une fête traditionnelle « la feria de matadores » qui a lieu tous les dimanches. Sur la place oú a lieu la fête, l’asado est entrain de griller et les stands d’artisanat finissent de s’installer. Les gauchos ont revêtu leur costume traditionnel avec leurs bottes de cuir, leur poignard au ceinturon et leur chapeau. Ils invitent leur belle à danser et cela avec beaucoup d’élégance. L’après midi, les gauchos grimpent sur leur cheval et se livrent à un jeu d’adresse très spectaculaire. Sur une piste materialisée par une bande de sable au milieu de la rue, à tour de rôle, ils se lancent au galop et passent sous un portique avec une pique dans leur main pour accrocher un tout petit cercle en fil de fer de la taille d'un gros anneau. Il leur faut ensuite maîtriser le cheval en pleine rue pour interrompre le galop. Nous assitons à une dérobade d'un cheval devant le portique et malgré l'experience du cavalier , le cheval s'emballe dans la foule. Laurent prend Aurelien sous son bras et se refugie derriere une voiture, et Martine cherche partout Anthony. Dans le mouvement de panique Antho s 'est fait bousculer et a perdu ses lunettes de vue. Appel au micro pour les retrouver. Ouf, on les a mais en piteux etat. Heureusement que nous en avons toujours une paire de rechange.

2 octobre En fin de matinée, nous nous rendons au palais du congrès surnommé « la caverne d’Ali baba" par les porteños. Cela en dit long sur le crédit qu’ils portent à leurs élus. En attendant l’heure de visite sur la place, nous rencontrons notre première famille française originaire de Grenoble qui est partie avec ses 3 enfants pour 9 mois. Les enfants font de suite connaissance et jouent en donnant du mais aux pigeons pendant que nous discutons avec la maman qui est institutrice. Ils ont fait le choix de rester sur l’Argentine et le Chili uniquement et font classe tous les matins.
Cet après midi, quartier libre pour les enfants et Musée des Beaux Arts pour les parents. Nous sommes agréablement surpris par la qualité des pièces qui sont exposées. Cela va des très belles sculptures en bronze et de marbre blanc de Rodin à des œuvres de Monet, Gauguin, Renoir dans la salle européenne. A l’étage, ce sont des œuvres d’artistes argentins qui sont présentées avec notamment un artiste contemporain qui utilise l’eau et les jeux de lumières dans ces œuvres.
3 octobre Aujourd'hui rendez vous avec les papis et mamies sur Internet grace à la camera web. Finalement on se sent très à l’aise dans cette capitale très occidentalisée. Nous profitons encore quelques jours de ses beaux quartiers, des rues piétonnes commerçantes animées (pour Martine bien sur) ainsi que du jardin japonnais avec sa magnifique collection d'orchidées.
5 octobre Nous partons ce soir vers Puerto Madryn à la rencontre des baleines et des pingouins. Mais aujourd’hui, nous voyons les inconvénients de la grande ville. Plusieurs manifestations ont lieu en ce vendredi et toutes les principales artères sont bloquées. Manifestation contre la disparition subite d'un témoin génant des actes de tortures des gouvernements précédents. Ici les argentins essaient de faire le même processus qu 'en Afrique du Sud. Nous avons toutes les peines du monde à trouver un taxi pour nous emmener au terminal des bus. Laurent se démène et grille la politesse à quelques personnes mais tant pis, on a pas le choix. Le chauffeur de taxi regarde sa montre en permanence et se demande s’il va réussir à arriver à l’heure pour que l’on ne rate pas le bus. Ouf ! mission accomplie tout le monde est soulagé. Le bus partira 2 minutes apres notre arrivée.
14 octobre 2006
au pays du steack
17 septembre Nous prenons le bus de midi pour Salta au Nord de l’Argentine .La route est de bonne qualité (cela change de la Bolivie) malgré les nombreux tournants et passage de cols avec des paysages d’altiplano quasi désertiques aux couleurs jaunes et ocres, avec quelques vigognes qui cassent la monotonie. Les nombreux virages ont raison de l’estomac d’Aurélien. Ce coup ci on avait prévu la poche. Nous passons la frontière Chili/Argentine à 5000 m, le vent est glacial. Le repas est servi lors d’un arrêt dans un resto perdu au milieu de nulle part. 18-19 septembre Grasse matinée puis école. L’après-midi est consacré à la visite de la ville et nous allons sur les hauteurs en téléférique. Le centre ville a un certain charme et nous prenons le « BN » de 16H sur une terrasse de café.Ca fait du bien de se poser et glandouiller. le 19, nous organisons l’excursion des deux jours suivants à la vallée des Calchaquies. Nous nous baladons dans la ville et visitons l’église de San Francisco reconnaissable par sa couleur bordeaux soutenu et son horloge. Nous continuons notre visite avec la Cathédrale.
Elle s’intègre très bien sur la place principale 9 de Julio avec sa façade rose de style italien. A partir de 17h l’après-midi (de 14h à 17h les commerces sont fermés), les saltenos sortent et boivent un verre sous les arcades de la place, les rues piétonnes attenantes s’animent et nous nous sentons bien. Nous allons acheter des bons steaks et une pâtisserie car nous avons prévu un barbecue à la pension avec trois jeunes belges. Le BBQ appelé ici Quincho nous a plu et on a pas pu resister à faire une superbe grillage.
L’un d’eux fait également un tour du monde et nous promet de nous faire des mails pour nous indiquer les bonnes adresses car il va nous devancer en Argentine et au Chili 20 septembre Départ le village de Cachi, première étape du circuit des Vallées Calchaquies. La route est une piste ou la vigilance est de mise sinon boum sur le bas coté. Nous traversons un paysage de montagne jusqu’au mirador de Piedra del Molino situé à 3348 m où un aigle noir vient nous saluer. Ensuite descente vers un paysage rempli de cactus « cardon » de part et d’autre de la route, nous sommes dans le parc national de Los Cardones.
Après 160 km, nous sommes contents d’arriver au village de Cachi pour y faire la pause pause pique. C’est un lieu particulier car les locaux (Chicoanas) ont résisté très longtemps aux conquérants espagnols avant de s’incliner. Laurent goutte un café caraqueno (café, cacao, curacao et mistela sorte de Moscatel local) pendant que les enfants dégustent des glaces. Photos souvenirs sous les arcades devant l’église aux trois cloches et nous reprenons la piste car il nous reste environ 4h de piste callouteuse avant d’arriver à Cafayate ce soir.
Les panneaux sont peu nombreux et nous demandons à un paysan si notre route est bonne Notre patience est récompensée lorsque nous commençons à traverser la quebrada (canyon) de las Flechas. Ce paysage de strates aux couleurs rougeâtres façonné par l’érosion est magnifique Les sommets pointus font effectivement penser à des flèches pointées vers le ciel. Avec le soleil couchant, les montagnes ont des nuances orangées par endroits.
Tout le monde est fatigué d’avoir roulé toute la journée mais nous en avons pris plein les yeux. Ce soir, nous fêtons les 7 ans d’Aurélien dans une pena avec un musicien. Au menu, notre première parillada. Le serveur apporte sur la table un grill constitué de chorizo (saucisson épicé), de boudin noir, de poulet, de côtelettes et de bœuf. Il y a aussi des morceaux d’intestin grêle et des rognons. A la fin du repas, Anthony demande au musicien d’entonner feliz cumpleano (joyeux anniversaire). Surpris et content, Aurélien reçoit en cadeau le maillot de foot officiel de la Boca, club où a joué le célèbre Maradonna. C’est l’Olympique de marseille avec la ferveur argentine. C'est-à-dire puissance 12. Inutile de vous dire comme il est fier le grand garçon de 7 ans, applaudi par tous les clients du restaurant.
Cela faisait longtemps que nous n’étions pas allé dans un bon resto. 21 septembre La région de Cafayate est entourée de propriétés viticoles. Avant de reprendre notre route de retour, nous visitons la bodega La Banda et dégustons un vin rouge et un vin blanc local « le Torrentes ». Le retour sur Salta nous fait traverser la quebrada (gorge) de Cafayate. Plusieurs arrêts s’imposent pour voir des formations géologiques naturelles comme une obélisque, un amphithéatre ainsi que la gorge du diable où nous faisons un peu d’escalade.
Ce soir, nous prenons le bus pour nous rendre à Puerto Iguazu voir les chutes du même nom. Nous estimons que le voyage est bien trop long pour être fait d’un seul trait (25 h), alors nous nous arrêterons la nuit suivante au village de San Ignacio Mini. Le bus nous dépose et continue sa route et nous nous apercevons que le sac d’Aurélien contenant tous les doudous est resté sur le siège du bus! Les enfants sont en pleurs. Nous nous dépêchons de téléphoner à l’agence du terminal des bus pour expliquer notre souci. Après plusieurs appels, nous tombons sur une personne de bonne volonté qui va vérifier à l’arrivée du bus si le sac est bien là. C’est le cas et la tribu est soulagée. 23 septembre Nous allons visiter les ruines d’une des 30 missions jésuites qui ont prospéré de 1609 à 1768 entre le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay avant d’être incendiées par les Portugais. Une maquette de grès rouge permet de voir à quoi le site ressemblait. Il reste un beau portail avec l’insigne de la mission. Les enfants sont étonnés de voir comment un figuier «étrangleur » a poussé et absorbé une des colonnes. Si ce n’est l’arrêt pour faire une coupure, le site nous decoit.




















